13/05/09
Plus jamais ça !!! à l'usage des bénévoles...
1) Se marier après deux semaines de séjour au Sénégal ! Le feriez-vous en France ? Les mariages mixtes sont très compliqués, administrativement, culturellement, ils impliquent toute la famille africaine, il faut le savoir, on épouse pas seulement une personne mais une famille, une région, une ethnie, ce qui nous donne des droits mais également des devoirs ensuite vis à vis de cette famille.
2) Se faire un brushing au séchoir (on est en Afrique : Il fait chaud et on transpire aussitôt sorti de la douche !!! l'électricité coute cher!!! Quelle image on donne aux sénégalais qui vivent autour de nous !!!)
3) Acheter de l'alcool pour faire une petite fête pour son départ ! (On est dans un pays musulman !!! Les parents nous confient leurs enfants : que vont-ils penser de nous ?) L'adaptation à un pays passe aussi par là ! Pas d'alcool ! Si les bénévoles veulent en boire, ils vont dans un hôtel pour les toubabs !
4) Marchander un prix pour une différence de 2 euros !! (rappelez moi le prix de votre billet d'avion pour aller jusqu'à ce vendeur ? on est là pour aider les populations, pas pour faire de "bonnes affaires")
5) Laisser tomber la mission car on trouve que c'est trop "encadré" et qu'on veut vivre l'aventure ! (que vont penser les partenaires qui sont ainsi lâchés ? si on cherche à vivre une aventure, ne fallait-il pas le dire avant de partir avec l'association ?
6) Laisser tomber la mission car on trouve que c'est mal organisé (il est vrai qu'il faut être adaptable au Sénégal car rien ne se passe comme on l'a prévu et plus on pense prévoir les choses précisément et moins cela se passera bien...) Il faut oublier le stress, prendre le temps d'écouter, de regarder et de comprendre pourquoi les populations font ceci ou celà (peut être qu'ils ont de bonnes raisons !)
7) S'acheter un truc à manger et le manger dans la rue (ou boire) (pensez que ceux qui vont vous croiser n'ont peur être rien dans le ventre depuis deux jours)...
8) Arriver en pensant qu'on va tout révolutionner car on SAIT TOUT (soyez sûr que vous recevrez beaucoup plus que vous ne donnerez et que les gens tout autour de vous seront pour vous source de beaucoup de nouvelles connaissances).
9) Penser qu'on va "redonner le sourire à des enfants malheureux qui ont bien besoin de calins" : alors petite précision, les enfants africains sont très souriants, très heureux (même s'ils n'ont pas la dernière console de jeux vidéo), leurs parents les aiment, et si on ne voit pas les mamans les couvrir de baisers, c'est qu'ici la pudeur est de mise, ce qui n'exclue pas les sentiments !!!
10) Décider seul que dans un village il y a besoin de faire telle ou telle action (l'association est en relation avec les partenariats et décident en amont des missions nécessaires pour le village ; ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de lattrines qu'il faut tout de suite en construire une - si les villageois en voulaient une, il leur est facile de creuser un simple trou et de mettre une palissade autour ; il faut un dispensaire - mais qui le tiendra ? comme l'approvisionner en produits ? faire un bâtiment ne suffit pas !!!).
11) Décider de se convertir à l'islam pour épouser une fille, mais refuser de se couper les dreads locks et de se faire circoncire (là, il faudra m'expliquer, je n'ai toujours pas compris)
12) Promettre directement à un village des actions futures et ne pas le faire (les occidentaux passent facilement pour des menteurs car ils parlent beaucoup ; les africains ne se racontent pas, ils sont très réservés et superstitieux - si on parle de quelque chose avant qu'il ne soit fait, ça ne se réalisera pas...) donc chut !!! Il vaut mieux leur faire une bonne surprise que de les décevoir en ne donnant pas suite...
15/04/09
Pour en savoir plus sur les talibés... et la pauvreté
Le marabout doit faire face à un nombre grandissant d'enfants depuis plusieurs décennies, à cause de la pauvreté et à l'avancée de la sécheresse d'une part, et d'autre part de l'augmentation de la population. En effet, la population au sénégal est passée de 3 millions à 12 millions en 30 ans ! il y a quelques années, les talibés travaillaient dans les champs des marabouts pour subvenir aux besoins de la communauté. Aujourd'hui, ce n'est plus possible, d'autant plus que le marabout a lui aussi une famille à nourrir. Les enfants talibés se retrouvent à mendier en ville, dans les endroits les plus peuplés, dans les environs des touristes pour grapiller du sucre, du riz ou manger sur place.
Il y a un problème à régler avec ces enfants trop nombreux, en dépassant les idées reçues des occidentaux qui savent tout faire mieux que tout les autres, et sont choqués de phénomènes dont ils ne maitrisent ni les causes ni les conséquences... et au Sénégal de nombreuses initiatives ont été prises pour y faire face...
D'une part, la création d'écoles mélant l'apprentissage scolaire et religieux ; d'autres part par les associations de femmes dans les quartiers qui prennent en charge de petits groupes d'enfants, pour les nourrir, habiller et leur permettre de se laver. Il y a aussi de nombreuses associations qui prennent en charge les soins ou encore donnent des vêtements ou proposent aux enfants un point d'accueil temporaire.
Il faut en parallèle lutter contre la pauvreté dont les talibés sont une petite émergence voyante et dérangeante au Sénégal, mais en France, ne voit-on pas des SDF ? des femmes roumaines avec des enfants mendier aux carrefours ? des français vivant sous le seuil de pauvreté dans des logis indignes ?
Sans pauvreté, pas de mendiant, c'est universel !
La vie quotidienne en Afrique est très différente de la vie en occident, tout y est inversé ! Les choses importantes ne sont pas identiques... La vie quotidienne est dure en Afrique, c'est vrai, il y a du sable, on se salit vite, on n'accorde pas d'importance à un trou dans un tee-shirt, ou une couleur approximative, on n'a pas beaucoup de vetements, surtout les enfants, et on remet après le bain les habits portés, ce qui compte c'est la propreté du corps ! Tout ça pour dire que ce qui compte pour nous n'est pas forcément ce qui compte pour une famille sénégalaise, et qui sommes-nous pour décider que NOUS avons raison ? par quelle grossièreté considère-t-on SAVOIR ?
Oui, il y a des choses à faire et on peut aider à en réaliser quelques unes, qui sont tout de même des défis pour l'avenir :
Lutter contre la déforestation qui laisse avancer le désert au Nord, repoussant les populations et le bétail qui ne peuvent plus se nourrir.
Promouvoir l'énergie solaire de proximité dans un maximum de petites structures (écoles, dispensaires, administratifs, associations)
Permettre aux populations dans les zones agricoles de créer des cultures vivrières, pour envisager l'autosufisance alimentaire qui leur permettra de garder leurs enfants avec eux ;
Informer les familles des dangers des villes pour leurs enfants ;
Pousser les familles à scolariser leurs enfants à l'école dans la journée avec l'apprentissage du Coran le soir et le samedi...
Aider les marabouts pauvres (cela existe) et désireux de faire progresser les choses à prendre en charge ces enfants...
Ce n'est pas en construisant des centres d'hébergement pour les talibés que le problème sera résolu, c'est faux ! Sera seulement résolu ce qui nous choque, nous autres occidentaux, ce qui nous dérange au milieu de nos belles vacances ensoleillées, mais pas le fond du problème...
Pour en savoir plus sur les marabouts...
Les Quatre principales confréries musulmanes actives du Sénégal opèrent également dans de nombreux autres pays d'Afrique et de pays musulmans.
- La confrérie de Xaadir (Qadiriyya), la plus ancienne, originalement fondé par le mystiquesoufi Abd al Qadir al-Jilani au XIIe siècle, aujourd'hui pan-Islamique, atteint le Sénégal au cours du XVIIIe siècle.
- La Tijaniyya ou confrérie Tidjane, est la confrérie la plus répandue, fondée à Fès, au Maroc le marabout Al-Tijaniyya, né en Algérie.
- La confrérie des Mourides, La plus riche et la plus active, fondée par le marabout CheikAhmadou Bamba
- La confrèrie des Layènes est une communauté musulmane, située Yoff, au nord de Dakar, suivant le guide Seydina Limamou Laye le fondateur de cette communauté.
Ils ne demandent en général pas de salaire pour leurs actions, mais l'obligation morale tacite est de pourvoir à leur besoins, qui, dans la mesure où ils sont ascètes, se réduisent à la nourriture et à la boisson, ainsi qu'au vêtement. Ils s'interdisent de demander un salaire car c'est ainsi que Mahomet, prophète de l'islam et modèle de vie pour les musulmans sunnites, décrit la personne qui cherche à rencontrer Dieu : les prophètes, ainsi que ceux qui veulent s'inspirer de leurs vies, ne s'intéressent pas aux choses de ce monde mais accordent une importance particulière a la recherche de la vérité sur l'au-delà.
Dans les confréries du Sénégal, les marabouts sont organisés en hiérarchies élaborées. Le marabout le plus élevé de la confrérie des Mourides est ainsi élevé au rang de calife et dispose de pouvoir étendu mais jouit aussi d'un prestige de saint vivant et d'une vénération peu orthodoxe en islam.
Le marabout a toute une communauté d'élèves autour de lui, les talibés, à qui il enseigne le coran.
28/11/08
11/10/08
LA RICHESSE EST RELATIVE... à l'attention des bénévoles
Et puis au retour, un coup de fil pour prendre des nouvelles et l'information tombe : untel doit se faire opérer mais n'en a pas les moyens, un autre va très mal et doit subir des examens sinon... enfin celle-là a un enfant très malade qu'il faut prendre en charge... ou tel autre ne peut finir ses études car il lui manque...
Alors, on culpabilise, on est touché, on se dit que peut être on peut sauver une situation inextricable et faire cet effort financier... Bon, c'est à vous de voir et en aucun cas, l'association ASTOU Une fleur dans le désert ne peut être considérée comme concernée !
Dans tous les cas, la question que vous devez vous poser est : pourquoi m'a-t-on appelé directement, sans passer par l'association dont la mission est d'aider les personnes qui en ont besoin ? Pourquoi les membres du bureau ne sont pas au courant de ce problème qui a l'air vital ? N'est-ce pas un moyen de faire vibrer ma corde sensible pour obtenir tout simplement de l'argent car, c'est vrai, la vie est dure, l'argent manque, les fêtes sont nombreuses, on doit acheter le mouton, donner de l'argent à la famille, acheter des vêtements neufs pour les enfants, petits frères, neveux, donner l'aumone, etc...? mais ça, on ne peut pas vous le dire, vous n'y seriez pas sensibles... par contre la santé, ça, ça vous touche !
La règle est simple : AUCUN PARTENAIRE OU PROCHE DE L'ASSOCIATION AU SENEGAL N'EST AUTORISE A VOUS DEMANDER DE L'ARGENT, UNE AIDE PERSONNELLE DIRECTE QUELCONQUE, UN SERVICE OU UN CONTACT PROLONGE AU-DELA DE VOTRE MISSION DE SOLIDARITE.
01/08/08
Comment rater à coup sûr son avion ?
Il y a des nombreuses incompréhensions, quiproquos à ce sujet et il vous faut être très vigilants, car l'association ne sera pas responsable si vous ratez votre avion et devez payer un nouveau billet.
Un exemple avec Anne, arrivée 1 quart d'heure trop tard à l'aéroport de Dakar : seul un billet AIR FRANCE disponible, à 1 230 euros aller simple, qu'elle n'est pas en mesure de se payer !!!
Validez bien avec vos interlocuteurs qu'ils ont bien compris à quelle heure ils doivent venir vous chercher et quel jour. Ne dites pas : RDV dimanche à 3 heures". Préférez dire : "RDV dans la nuit de samedi à dimanche à 3 heures"... ça n'a l'air de rien et pourtant cette petite différence peut créer de gros stress, sans parler de la note de téléphone quand on doit intervenir de la France pour régler la situation !
Il est indispensable que vous gériez vous même EN TOUTE RESPONSABILITE vos transports pour ne pas être en retard. Prenez une marge de sécurité ! L'organisation Astou n'est pas responsable d'un chauffeur qui n'arrive pas à l'heure et tout autre événement qui vous mettrait en retard...
24/07/08
NOS CLIENTS SE PRENNENT EN PHOTO !
Je remettrai sans problème ma robe cet été et ma fille aussi. Nous n'avons pas eu froid car il y avait une centaine de personne, on s'est tenu chaud. Tout le monde a trouvé nos robes ravissantes et m'a demandé où je les avais acheté et le caméraman embauché pour l'occasion n'a pas arrêté de me filmer, il a dit que ma robe était superbe. Merci. Très cordialement. Alexandra D
Bonjour à tous ! Au départ, il y a Fabienne, qui m'envoie la photo de son petit qui ne veut plus quitter "le pantalon de Tessa", je le trouve trop mignon, qu'en pensez-vous ?
Et puis Virginie, qui me propose de m'envoyer une photo de ses créations pour montrer que les vêtements qu'on peut créer ne sont pas réservés aux blacks, comme le laisse penser pour certains notre site, mais utilisent simplement un savoir-faire africain... je me suis dis que ce serait une bonne idée de vous les montrer... alors, si vous le souhaitez vous aussi, clients de farafina création, envoyez-nous vos photos dans vos belles créations ! Nous les attendons ! ça fera plaisir aussi aux tailleurs de voir le résultat de leur travail...
20/06/08
THOMAS SANKARA
Pas un africain aujourd'hui qui ne pense à Sankara avec admiration... Produire burkinabé, consommer burkinabé, refuser l'intervention des européens dans les affaires du pays, lutte contre la corruption, à tous les niveaux, baisse du standing des ministres, dénoncer les pillages faits à l'Afrique depuis des siècles, empêchant par là même son développement...
et refuser la dette que les européens avaient eux-mêmes créée...
telles étaient les grandes orientations de sa politique...
voici le code à taper pour le visionner...
http://www.dailymotion.com/video/x3ob8l_discours-de-thomas-sankara-sur-la-d_politics
19/06/08
Pour sortir de l’illusion, Par Babacar Sall, sociologue-écrivain
C’est en tant qu’éditeur et membre de la diaspora sénégalaise que vous m’avez demandé d’intervenir dans votre édition spéciale. Je commencerai par l’engagement éditorial qui a permis l’édition de près d’une dizaine d’ouvrages, afin d’attirer l’opinion nationale et internationale sur les dérives de l’action publique au Sénégal. Le but étant de renforcer la documentation citoyenne sur la gestion délictueuse des deniers publics, de contribuer à la lutte contre l’impunité et enfin, de placer l’édition au service du combat démocratique et du respect des droits citoyens.
Cet engagement nous a valu des entraves - dont des procès en cours -que nous abordons avec la ferme conviction qu’il ne faut jamais céder devant les lignes de vérité qui charpentent les fondements moraux de notre pays. Et quel qu’en soit le coût, il faut tenir. L’interdiction de fait de nos ouvrages au Sénégal, les pressions répétées sur nos auteurs, les libraires de la place, et sur nous-mêmes, la mise en scène forcée et spectaculaire des livres favorables au président de la République auprès de ces mêmes libraires, soulignent l’étrange conception de la liberté dans notre pays. Mais l’important pour nous n’est pas seulement la bataille pour les livres, mais la contribution à la formation d’une conscience citoyenne capable de servir de rempart contre de telles dérives.
Nos publications en question sont envisagées comme des prises de risques nécessaires. Les procès qui en découlent nous coûtent au moins cinq fois plus que ne nous rapportent les livres édités. Aucune économie d’entreprise ne peut fonctionner durablement de la sorte si elle ne met en avant l’engagement et la conviction.
Il s’est produit, par ailleurs, dans le courant de l’année 2007 deux phénomènes significatifs qui vont considérablement influer sur notre avenir proche et lointain : l’émigration massive de nos jeunes vers l’Europe -qui a débuté bien avant- et les signes de relâchement de notre diaspora par rapport au pays, suite à l’élection présidentielle de février dernier.
L’exode de nos jeunes montre qu’ils ne croient plus en la capacité de nos dirigeants à construire un avenir probant. Pis, qu’ils n’envisagent plus une alternative d’avenir dans leur propre pays. Chose inédite, c’est que cette quête d’un ailleurs meilleur passe par une mise en scène du désespoir ultime, alimentée par les économies domestiques. C’est l’épargne familiale qui a financé ces tentatives de la dernière chance. Un cran dans cette tragédie centrifuge est l’apparition dans ces convois de la mort d’enfants de moins de dix ans, sans lien filial avec les cargaisons humaines en déperdition dans les mers profondes et lointaines. Lorsque l’aspiration collective à une vie meilleure passe par la mort, c’est que les individus en question ont déjà épuisé dans leur lieu de vie habituel tout leur gisement d’espérance.
Dans ce nouveau paradigme du temps humain, tout paraît dérisoire : la politique et ses promesses, l’arithmétique des experts, les projets de développement, la religion des rentiers de la croyance. Nous sommes arrivés à une fin de monde et il va falloir s’en persuader ou disparaître. Notre monde de certitudes, notre économie de la mendicité a atteint ses limites. Ces vestiges surannés tels que l’ANOCI et autres attrape-prébendes sont le liquide inflammable qui brûle le cœur révolté de notre jeunesse. Bientôt le monde entier en verra les flammes vives. Comment peut-on prendre en otage des années durant un peuple en arrêt de développement pour une conférence, fût-elle celle de sommités ? Le sommet de l’OCI ainsi posé par le régime présidentiel est plus un problème qu’une solution pour notre pays. Le Sénégal y laissera des plumes, mais d’autres en mal d’envol y trouveront un nouvel élan.
Par ailleurs, notre diaspora, dans des proportions significatives, a exprimé suite aux résultats controversés de l’élection présidentielle, sa volonté de ne plus subventionner, par l’envoi de mandats, les avatars et inconséquences d’un Etat prédateur et sociophage. C’est un signe, mieux une alerte. Déjà, il y a quelques années, on remarquait dans la région parisienne, au niveau des associations de ressortissants, une baisse substantielle des cotisations pour les caisses de solidarité villageoise. Il y a, là, une amorce de la crise du partage et de la solidarité envers les pays d’origine- et en particulier le Sénégal- qui nous préoccupe tous et dont les ressorts reposent sur le comportement inqualifiable et ruineux des autorités dirigeantes.
Il y a certainement une corrélation à établir entre cette politique « feu de paille », l’exode tragique de nos jeunes et la crise de l’économie du partage qui prévaut dans la diaspora.
Alors quelle perspective d’avenir faudrait-il ouvrir suite à ce constat ? Une alternative à la prébende et au désespoir ne peut se construire que sur la base de ruptures :
-rupture avec la croyance qu’on peut accéder au mieux être individuel ou collectif sans le travail. Notre société actuelle valorise un modèle de réussite qui passe par la disqualification du travail, entretenue par un système élitaire qui vit de prébendes, de courtage, d’influence et d’allégeance. Or, c’est par le labeur que tout devient possible : la paix, la solidarité, la souveraineté et la durée ;
-rupture avec l’économie mendicitaire de l’Etat sénégalais par laquelle s’affichent les humiliations et les postures d’indignité. On peut le déplorer, mais dans les relations internationales, comme domestiques, celui qui donne a toujours raison sur celui qui reçoit.
-rupture avec la confiscation et le détournement des instruments démocratiques à des fins partisanes ou familistes par l’instauration et le renforcement d’institutions garantes des droits, de l’équité et de l’éthique.
-rupture avec la centralité de la politique dans nos sociétés qui fait que toute la vie sociale et économique reste suspendue à l’activisme politique. Or, dans notre pays, la politique ne produit pas la richesse, elle en consomme- et même trop. Il faut redéfinir dans le cadre d’un nouveau contrat public et social la place de nos institutions (la politique, la culture, l’économie, la sociabilité, etc.) en fonction des problèmes prioritaires de notre pays à savoir les besoins fondamentaux (la santé, l’alimentation, l’éducation, le travail, l’élimination de la pauvreté, la valorisation de notre patrimoine historique, etc.)
De ces ruptures, parmi tant d’autres, naîtront de nouvelles façons de penser et d’agir avec lesquelles nous pourrons bâtir une modernité authentique et établir un partenariat honorable et durable avec le reste du monde.
Babacar SALL - Sociologue et écrivain
27/05/08
DES CHAMBRES POUR NOS BENEVOLES !
Nous avons terminé 4 pièces au premier étage. les voici !
Un bureau Astou qui sert de chambre à notre responsable local quand il est là :
Une chambre pour les bénévoles, avec une terrasse extérieure carrelée donnant sur le magnifique jardin de notre voisine de derrière :

Une chambre (qui aura bientôt sa salle de bains) qui a bien avancé également, permettant d'accueillir d'autres bénévoles :
Voilà ! Nos bénévoles disposent donc de chambres simples, claires et propres, carrelées, peintes, avec fenêtre et rideaux, ventilateur, matelas 1 place posés sur des sommiers, des tapis ou des nattes, étagère de rangement.La salle de bain à l'étage est en cours de finition ; en attendant, les bénévoles disposent de celle du rez-de chaussée :

17/05/08
08/05/08
DES HISTOIRES DE PTIT COIN... à l'usage des bénévoles
1) la règle : siège à la turc, sans chasse d'eau, avec un robinet, un seau d'eau, un pot, bref, chasse d'eau manuelle ! mais surtout, comble d'horreur pour les européens : pas de papier !!!
Et oui, un sénégalais vous dira qu'on est vraiment sales d'utiliser du papier pour tout étaler, et un français dira que c'est vraiment pas évident de se laver à grande eau (ou petite eau), c'est ça la confrontation des cultures, ça se niche dans tous les coins, même les ptits !
Un peu d'humilité ! Et si les africains avaient raison ? (sans parler de la gestion des déchets, des économies, et des fosses septiques où le papier se colle au fond, ni de l'hygiène incomparable que cela procure...)
Un peut d'humour également ! vive le SATALA, petite bouilloire en plastique coloré qui sert à se laver après coup, bon, il fait chaud, ça sèche vite ! On s'habitue très vite, il faut juste essayer...
En brousse, bien souvent, les maisons n'ont pas de toilettes, juste deux pierres derrière la maison pour mettre les pieds (c'est juste pour la petite commission !) il n'y a pas de trou, donc pas de fosse, ne polluez pas les lieux ! Cherchez un petit coin à l'ombre, partez avec votre satala, c'est le signal ! Personne ne vous suivra, ni ne regardera (les gens ne sont pas voyeurs, s'ils vous tombent dessus, ils détourneront bien vite leurs regards et n'en parleront jamais...).
Bref, passez au satala et qui sait, vous pourrez en ramener un au retour, en souvenir, et s'il ne fait pas trop froid, vous pourrez même vous en servir... pour la bonne cause !

LA NOURRITURE... à usage des bénévoles qui partent au Sénégal
1) quand on achète quelque chose dans une boutique, par discrétion, on emballe toujours dans un sachet en plastique, pour ne pas montrer qu'on a acheté ceci ou cela et risquer de croiser des personnes qui ne le peuvent pas,
2) on ne mange pas ni ne boit dans la rue : si vous avez soif et achetez à la boutique une bouteille de soda, buvez-la dans la boutique ou emportez-la et buvez-la dans votre chambre, et pas non plus devant les personnes qui sont dans la maison avec vous, qui elles aussi voudraient bien en profiter.
3) on ne demande pas à quelqu'un "tu en veux ?" il répondra toujours non par gêne ! Si vous achetez des bananes et avez envie de les partager, vous en couper un certain nombre en rondelles et faites la distribution, sans demander. On présente l'assiette, c'est tout ! Si vous n'avez pas envie de partager, vous mangez dans votre chambre mais pas seul devant les autres. Vous constaterez que le partage est automatique, ceci explique entre autre pourquoi on achète tout à l'unité !!! Si vous achetez un paquet de gâteaux, il sera vidé en quelques secondes ! C'est normal, les personnes autour de vous n'ont pas l'occasion d'acheter et de manger ces gateaux tous les jours... on prend ce qui se présente !
Donc, pensez-y quand vous serez sur place, regardez comment font les autres, écoutez, et adaptez-vous !
24/06/07
VOTRE LIT EN COULEURS AVEC LES HOUSSES DE COUETTE ET LES TAIES ASSORTIES
Nous vous offrons les 2 oreillers assortis, reprenant les mêmes couleurs et motifs que la housse de couette.
BLUE GREEN (jaune + vert olive + bleu turquoise + bleu roi)
YELLOW RED (jaune + rouge bordeaux + rose + orange)
MULTICOLOR (vert olive + orange + rouge bordeaux + bleu roi)
1) Choisissez la couleur.
2) Indiquez les dimensions finales de la housse de couette (hors rabat de pied) en cm.
Prix unique pour 2 pièces identiques : offertes !
POUR VOUS, UNE JUPE TRES EVASEE SUR MESURE
Cette longue jupe portefeuille très évasée, avec un large rabat intérieur pour marcher sans problème, et deux liens pour ajuster la fermeture au dos, un biais contrastant tout au long du panneau recouvrant et au bas vous séduira avec sa découpe en vague sur le panneau recouvrant. Elle vous est proposée dans tous les tissus disponibles et donnera un résultat différent selon votre choix (fluide en mailousse, très fluide en satin ou plus tenu dans les différents cotons colorés du catalogue). Pour un confort maximum, ce vêtement sera réalisé sur mesure en fonction de 2 indicateurs que vous nous donnerez :
1) Choisissez votre tissu sur le site http://www.farafinacreation.com/ et notez bien le nom indiqué
2) Indiquez la longueur souhaitée en cm
3) Indiquez votre tour de hanche (au plus fort) en cm
Votre jupe sera fabriquée sur mesure et expédiée directement du Sénégal par Poste recommandée avec AR en moins d'une semaine. Comme toute notre production, le tissu est acheté au détail pour favoriser le petit commerce, les tailleurs perçoivent une juste rémunération pour leur travail, l'objectif de cette entreprise étant de permettre à des artisans sénégalais de travailler au Sénégal, près de leur famille, dans des conditions dignes. Paiement par chèque pour le moment, à l'ordre de Leydimen EURL à expédier à l'adresse suivante : FARAFINACREATION chez Mme BA, Les Vélières, Vallansanges, 23130 PUY MALSIGNAT.
Vous ne pourrez plus vous en passer !
23/06/07
UN SAROUEL SENEGALAIS "THIAYA" A VOTRE TAILLE !
1) Choisissez la couleur
3) Indiquez votre tour de taille en cm
Prix unique : 65 € (hors frais de livraison)
VOTRE PATCHWORK MOLETONE AFRICAIN SUR MESURE !
Prix unique du m2 : 25 € (hors frais de livraison)
Indiquez les dimensions finales en cm. Calculez votre prix au m2 (largeur x longueur)
Vous pouvez en bénéficier dès à présent, avant même qu'ils soient intégrés dans notre site http://www.farafinacreation.com/
Votre tapis sera fabriqué sur mesure et expédié directement du Sénégal par Poste recommandée avec AR en moins d'une semaine.
Comme toute notre production, le tissu est acheté au détail pour favoriser le petit commerce, les tailleurs perçoivent une juste rémunération pour leur travail, l'objectif de cette entreprise étant de permettre à des artisans sénégalais de travailler au Sénégal, près de leur famille, dans des conditions dignes.
Paiement par chèque pour le moment, à l'ordre de Tessa BA à expédier à l'adresse suivante : FARAFINACREATION chez Mme BA, Les Vélières, Vallansanges, 23130 PUY MALSIGNAT.
Laissez-vous tenter !!
Pour une création à partir d'un unique tissu, choisissez votre tissu dans notre site et contactez-nous obtenir le prix, selon la qualité choisie et le métrage...
UN SAC PERSONNALISE ? C UNE IDEE !
PAYER PAR CHEQUE ?
Pas de problème ! C'est possible ! procédez comme d'habitude sur le site jusqu'à la finalisation de vos achats, imprimez votre récapitulatif et postez-nous votre récapitulatif à l'adresse suivante : FARAFINACREATION Mme BA, Les Vélières, Vallansanges, 23130 Puy Malsignat
Vous notez la simulation de votre article pour avoir le prix, vous ajoutez les frais de livraison (poste depuis le Sénégal), pour la France, 11 € et nous transmettons la commande dès encaissement de votre chèque.
18/06/07
HISTOIRE VRAIE...
"Quel est votre problème, Madame ? "Demande l'hotesse.
"Mais, vous ne le voyez donc pas ? "Répond la dame.
"Vous m'avez placée à coté d'un noir. Je ne supporte pas de rester à coté d'un de ces êtres dégoutants. Donnez-moi un autre siège !"
"S'il vous plait, calmez-vous, "dit l'hotesse. "Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible. "
L'hotesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard.
"Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. Toutefois, nous avons encore une place en première classe. Il est tout a fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe. Mais, vues les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à coté d'une personne aussi répugnante.
Et s'adressant alors au noir, l'hotesse lui dit : "Donc, monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège en première classe vous attend."
Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent.
16/06/07
DES BISOUS DANS LA RUE ? VOUS N'Y PENSEZ PAS !
C'est très déroutant pour nous autres occidentaux... ou la démonstration de la tendresse est une preuve de tendresse ! Dans le cas des couples mixtes, cela pose des problèmes car quand l'occidental(e) du couple mixte attrappe la main ou embrasse son ami(e) devant d'autres personnes, ou dans la rue, en Afrique, hein, car en europe c'est évidemment différent, l'africain (e) sera tellement gêné(e) qu'il(elle) ne dira rien... Toujours dans le cadre du respect de la culture de l'autre, on doit respecter cela, même si parfois on se dit que c'est dommage, et que c'est mieux en occident... Mais à l'inverse, avouez de d'être spectateur de deux amoureux qui se bécotent avec voracité en face de vous dans le métro, met parfois mal à l'aise...
13/06/07
MEMOIRES D'UNE CITADINE AUX CHAMPS
Bon, ce n'est pas que je ne connaisse pas la campagne, hein, mes origines et mes vacances se sont bien passées par là, mais bon, de là à dire à ma maman, qui part au Portugal 15 jours : «Ne t'inquiète pas, nous viendrons (moi et mon mari, le berger peul qui a quitté depuis quelque temps sa brousse natale...) et nous pourrons nous occuper de tout ton petit monde» !
Ce petit monde en question, au fait, j'ai oublié de demander, c'est quoi déjà ? Des chèvres, mais combien au fait ? 7 !!! 4 chevrettes et 3 mères ; Des moutons, ça je sais, j'ai vu les bébés triplés il y a quelques semaines, quand je suis venue passer une semaine avec ma maman et où on a, ma foi, encore une fois bien travaillé, car quand on est deux tornades comme nous, ça dépote !!! Des chats, ah oui, 4 adultes et il y a aussi deux chatons... bon, des poules, des poulets, un certain nombre, tranquille !... Bref, oui d'accord, mais j'ai juste mis ce bémol : « comme on se verra ni avant ni après, marque moi tout ce qu'il faut savoir et où ça se trouve... » c'est le problème de ce genre de propriété, immense, on ne sait pas où sont les choses... et le problème avec ce genre de mère, c'est qu'elle garde tout, donc, il y a un immense bric à brac partout... bon il faut pas dénigrer, c'est pratique aussi, il y a qu'à demander... et chercher ! on a TOUT !
Et encore, on en stocke dans un village à côté, dans une autre maison...
Bon, c'est quoi cette « propriété immense » me direz-vous, tu aurais pu commencer par ça, etc. ? En fait, ma maman et moi, on a acheté cette ferme en ruine pour relativement peu d'argent mais énormément de travaux, mais avec un champs immense, d'un seul tenant, et rien que la vue du haut du terrain sur le champs, avec le petit ruisseau en bas, on a craqué toutes les deux !
Maman, je t'aime !
MERCREDI 30 MAI
Nous arrivons après un voyage sans histoire de 5 heures de voiture... les vainqueurs de la campagne, c'est nous ! Ils n'ont qu'à tous bien se tenir ! Après quelques courses, on arrive à 19 h. Il fait à peu près beau. On commence par vider la voiture, s'installer chez nous et on entre dans la maison... et là surprise ! On nous a laissé des consignes, mais genre roman, avec tous les détails, des petits dessins etc. merci maman tu nous as gâté ! Tu nous a mis le programme de 15 personnes pendant deux jours et pas deux personnes pendant quinze jours, vue la répétition des tâches chaque jour et parfois même matin et soir !!!!
Jojo arrive, un voisin qui nous donne des coups de main pour le foin, les bêtes, etc. Il arrive pour rentrer les chèvres, mais Jacky les a déjà rentrées, c'est toujours ça de réglé ! En fait, Jacky, c'est un jeune entrepreneur du coin, qui est en train de travailler sur une sorte de chapiteau qui abritera des sanitaires extérieurs...
On commence par lire les instructions en gros, puis je reviens sur les détails pour le lait des moutons. Oh là ! il faut la technique hein, c'est pas donné à tout le monde, ça : l'eau chaude à 45 / 48°, le fouet, la poudre, un biberon pour Dio (le petit bélier) et la nourrice pour les deux autres (genre de casserole avec plusieurs tétines qui sortent), et une fois qu'ils ont bu, on verse le reste pour la maman dans le couvercle... Pour une première, rien à dire, on s'en tire bien, Les moutons sont coopérants, on a de quoi être fier ! Il faut donner du grain ensuite, je vois écrit "orge écrasé pour les chèvres" et "orge pas écrasé pour les moutons", mais c'est comment de l'orge non écrasé ? Je regarde partout et trouve un sac où ça a l'air d'être ça... En fait, pendant 10 jours je vais lui donner autre chose, jusqu'à ce que je trouve le sac écrit "mouton" ! Les chèvres, c'est une autre affaire ! Elles ne veulent pas boire comme c'est prévu. Il faut dire que maman m'a fait un descriptif incroyable du rituel du lait des chèvres. Tu appelle celle-là, tu la sors avec la laisse et tu la fais boire comme ça pendant que l'autre....AU SECOURS ! Mais où est donc ta fameuse ..."casserole à coincer dans le couloir de la porcherie ?" Jamais trouvée, donc, elle n'a pas du comprendre... impossible de faire comme elles ont l'habitude ... Oumar me ramène tout ce qui ressemble à une casserole dans la maison mais sans réussite... Pour un premier jour, les poules rentrent comme on veut, ce qui ne veut pas dire que ça va continuer ! Elles ont la dalle, donc elles obéissent plus ou moins, on ramasse 3 oeufs. Hourra ! Les poulettes, faites nous des oeufs !
A leur tour, les chats réclament ; ils ont faim ; les chatons sont adorables, ils commencent à courir partout. Je vérifie que j'ai bien récupéré les 6 : Baghera la vieille ronchon, Mavra la maman de Ptit Gris (et non ! maman, tu ne m'as pas donné leur nom !), Kali la siamoise et son Ptit Blanc, Moustique, le dernier reccueilli... c'est bon, j'ai mon compte ? C'est bon, tout le monde rentre pour se coucher... à demain !
JEUDI 31 MAI
J'ai accroché les consignes sur le frigo pour avoir une vue d'ensemble... il faut bien ça, il y en a 5 pages...
On ouvre les poules, mince alors ! Il y a un poulet mort da,s me champs, en dehors du poulailler (mort de froid ?) ça commence bien ! Comment il a fait pour se retrouver là cet abruti ? On donne à manger aux survivants... sans oublier pour ma copine, l'oie qui couve, un bout de pain...
On décide de donner le grain le matin aux poules et le soir aux moutons et chèvres, et le lait le matin seulement.
On part après le petit déjeuner pour le marché de Felletin acheter quelques fruits et légumes, j'aime bien ce marché : pas de chance c'est pas jeudi le marché de Felletin, c'est vendredi ! Je suis trop con, c'est loupé ! On fait un petit tour (j'achète des étiquettes pour les pots de confiture car j'ai vu des pots à étiquetter mais j'ai pas trouvé les étiquettes)... et on rentre, un peu dépités de ne pas avoir acheté quelques olives et fruits et légumes que justement on a pas acheté hier au supermarché.
On cueille des fraises, je vois qu'Oumar qui s'y est mis sans grand enthousiasme pour cette cueillette particulière, qui consiste à fouiller partout, car évidemment, les fraises ont la particularité de se cacher sous les feuilles pour qu'on ne les voit pas !
Je sors les chèvres à midi selon les consignes sauf si l'herbe est vraiment sêche...elles gueulent sans arrêt. Aussitôt dehors, elles sautent partout, elles sont contentes ! Mais l'herbe est mouillée, tant pis ! Espérons que ça va aller quand même...
Je décide de ranger quand même un peu nos affaires, genre on est pas que de passage...
Pour le déjeuner, Omelette aux pommes de terre sautées : rapide et efficace !
Je fais la vaisselle dehors sur la petite table, genre pour avoir de la place !
Je vais ensuite faire un petit tour dans notre jardin qui est envahi de hautes herbes, c'est tellement détrempé que c'est super facile... et puis c'est relativement petit, il faut dire, mais j'aime bien ce petit coin, c'est NOTRE JARDINET ! J'arrache tout ! Ensuite sur ma lancée, j'en profite pour faire un sort à la forêt d'orties qui prolonge le magnifique escalier de pierres qu'on a fait avec mon papa il y a quelques années... il y a même un arbuste qu'on ne voyait pas tellement il était envahi... il va falloir le protéger des chèvres celui-là... maintenant qu'il est là, offert à la convoitise !
On plante deux cartons de dalhias dans notre jardin, hourra, encore deux de moins... On a dit qu'on mettrait plein de fleurs dans le petit lopin préservé des animaux !
J'étiquette des confitures qu'a fait Amy et on les range dans la cuisine
Le soir arrive déja : on rentre les poules, et là encore une mauvaise surprise : c'est pas vrai ! Encore un poulet mort, noyé dans une grande barrique d'eau ! C'est infernal, on va pas en perdre un tous les jours, à ce rythme là, on n'est pas prêts de manger du poulet !
Cuisson de riz pour les chats et bouillie collective, c'est la ruée ! On dirait qu'ils ne mangent jamais, ces chats, c'est dingue ! Ils ont toujours faim...
Lait pour les moutons et la grande chevrette qui tête avec les agneaux... les autres ne veulent rien savoir... essai de la laisse... pas concluant ! la chevrette saute partout et tousse tellement elle tire ! 2 adultes boivent le lait des petites. Elles sont très contentes ! Bon, c'est le bazard, c'est bien ce que je disais, ça ne s'améliore pas...
Aujourd'hui, le temps est alternativement pluie et soleil sans arrêt, c'est fatigant ! On profite des accalmies pour faire ce qu'il y a à faire dehors et vice versa, dès qu'il pleut, on rentre et on fait un truc dedans...
Jojo vient nous apporter du foin pour les moutons.
On profite d'une averse pour changer les meubles de place dans notre chambre et salon A un moment, il fait beau : je sors les chèvres car elles réclament depuis un moment, puis il pleut elles ne veulent pas rentrer, je me bagarre avec mon parapluie et ma badine pour arriver à les rentrer... ça j'ai l'air fin à courir en bottes dans l'herbe, dans un champs de deux hectares pour faire rentrer 7 chèvres qui n'ont rien à faire de ce qui me ferait plaisir !
Une brouette d'herbe arrachée aux poulets : ils doivent aimé ça, non ? bof, ils n'ons pas l'air très intéressés ! Du grain : ça oui, c'est toujours la ruée ! puis sortie dans les bons compartiments celle fois. Je crois que j'ai compris qu'il y a des endroits où les poulets passent par les mailles du grillage et d'autres non ! Serais-je responsable de la mort des 2 poulets ?
Aujourd'hui, on a entrepris le nettoyage de la bergerie, une vraie partie de plaisir... 3 brouettes de paille souillée, puis des seaux et des seaux d'eau à frotter, et ensuite, on attend que ça sêche et ça ne sêche pas, et il pleut, et ensuite il reste de l'eau dans les trous, il faut éponger, les moutons viennent voir de temps en temps, allez hop ils en laissent une petite sur le sol tout propre ! Enfin finalement, nouvelle paille. C'est pas trop tôt ! Dire qu'il faudrait faire l'endroit des chèvres, mais là, je ne suis pas sûre qu'on aura le courage cette fois-ci, hein, après ce qu'on vient de faire ?
La grande question du jour est "qu'est-ce qu'on fait-y des orties que j'ai arrachées ?" Je ne vais pas les laisser dans le chemin, je ne veux plus les voir, je demande à Jojo qui passe... Il ne sait pas ! Je pense que le mieux est de les mettre sur le tas de paille souillée, là-bas, non ? Sur le fumier ! J'espère que c'est ça sinon maman va criser ! Je vide mes 3 brouettes... ensuite je m'aperçois que les chèvres mangent les orties séchées... Elles ne pouvaient pas le dire avant ?
Tiens je j'avais oublié celle-là, l'oie qui couve ! Je lui donne des déchets et du pain détrempé. D'ailleurs, on nous a apporté un sac avec du pain dur sur notre portillon... Merci aux inconnus qui ont pitié de nos petites bêtes !
Je me met à la cuisson de ma confiture. Bon, ça , c 'est vite fait, ça sent bon, j'écume et le meilleur est là, dans le ramequin : la mousse de fraises. Demandez à Oumar ce qu'il en pense !!!
Cuisson d'un petit ragoût de mouton avec un pot au feu végétarien et des pommes de terre : c'est pas comme ça que je vais maigrir...
Programme de l'après midi : suppression des maules dans le jardin derrière la serre, soit désherbage mais de truc qui font parfois 20 cm de racines ! Le but est de s'attaquer ensuite au potager ! Ben si on veut manger, hein, il faut semer !
Tiens, il fait beau, je sors les chèvres. Allez ouste !
En fin de journée, j'ai mal aux mains, aux bras, au dos et aux jambes. C'est dur, la culture...
Ça y est : on attaque les semis des petits pois sur 4 rangs avec grillage pour qu'ils grimpent. On est les rois du potager, nous !
Préparation de la terre pour semis de carottes et maïs par Oumar ! Mon mari manie la fraise comme personne (je crois que ça s'appelle une fraise ce drôle d'engin super pratique qui roule avec des dents et arrache les mauvaises herbes en même temps)
Les poules sont rentrées non sans mal, 3 oeufs ramassés, c'est le quota !
Les chèvres et les moutons aussi, grain donné et foin, vérification de l'eau, tutti va bene !
J'ai bien mérité une bonne douche... J'en profite pour constater que j'ai pris des coups de soleil... Quelle journée !!!
Bien dormi ! Après le petit déjeuner, et les poules et les chats, la vaisselle, je mets ma confiture de fraises en pots (7)
On sème un rang de carottes et des oignons rouges au milieu des petits pois, on met des planches pour faire des raies et préparer le reste de notre petit carré... on va planter plein de trucs, on est super excités de nos exploits ! On laisse un rang de carottes pour planter plus tard, pour étaler les récoltes, idem pour un autre rang de petits pois qu'on fera plus tard, genre les pros du potager ont parlé !
Les chèvrettes ne veulent toujours pas boire. Les moutons si et le petit bélier Dio se boit les 2 biberons !
On part à Aubusson pour le marché (tomates et steak haché, baguette fraiche, le bonheur avec du maïs chaud au déjeuner...)
On part après le déjeuner à Léon pour ramener mon vélo car Oumar a décidé de s'attaquer aux montées et descentes creusoises (il va comprendre) et cueillir les cerises... On passe 2 heures grimpés sur l'escabeau ou dans l'arbre (enfin pas moi, hein ?) pour cueillir un gros sac de cerises bien sucrées et bien attaquées par les oiseaux déja... sauf celles qui sont super haut ! c'est bien notre veine, il faut attrapper les plus belles, soit les moins accessibles !
On rentre pour goûter et je me prépare pour la soirée. Ce soir on change de registre, on va aider lors d'une fête dans le village d'à côté...on a bossé comme des bêtes jusqu'à 2 heures du matin... plein les bottes... quelle journée !
DIMANCHE 3 JUIN
Bien dormi ! A 11 h, réveil sous le soleil radieux... on est lessivés !
Je déjeune, Oumar reste au lit, mal au crâne... et je sors les poules, grain, plus d'eau dans la buvette... bref, la routine ! Je me lance dans un défi surhumain : laver le linge dans une machine à laver dans laquelle on met de l'eau de pluie et pour laquelle on récupère l'eau pour la chasse d'eau... le bouton de programme est effacé, décide donc toi même où ça commence ! Je met 4 fois plus de temps que si je l'avais faite normalement... la prochaine fois, il me faudra trois jours, et encore le linge ne sera pas bien lavé, donc, il y a de l'espoir aujourd'hui, il fait beau au moins ça va sêcher !
Je fais cuire du riz pour les chats, balaie la cuisine, fais les bibs pour les moutons, c'est le bazard ce matin, Dio 2 biberons, la maman mouton m'a bousculé, une tétine est sortie de la nourrice, presque tout le lait par terre et les deux autres agneaux ne sont pas venus têter... Petite sieste aujourd'hui, exceptionnellement...
Kali ramène une souris pour les petits qui la coupent en petits morceaux... berk !
Je décide de tenter un clafoutis avec les cerises abîmées et de garder deux barquette de cerises nickel pour manger comme ça... je ne vais pas faire de confiture car on n'aime pas tellement ça. les cerises, c'est bon frais !
Je prépare de l'ail pour faire un rang après le 2ème rang de carottes...pendants que Oumar est parti faire du vélo...
Oeufs sur le plat à 14 h, on est un peu décalés, salade de tomates/thon à 19 h
Au retour de Oumar, sur les genoux, on met des oignons, des échalottes, du persil et des radis et on arrose car ça a tapé dur aujourd'hui, malgré un petit orage à 18 h
Vaisselle – on goute à 21 h (thé/café + gâteau)
On rentre le bétail, 3 oeufs encore aujourd'hui !
Je prépare une grillade de chevreau à 22 h avec des haricots verts/pommes de terre !
J'étiquette mes pots de confiture de fraises et je les range... Cette journée a été menée de main de maitres, dites-moi !
LUNDI 4 JUIN
Aujourd'hui, toute ma journée est consacré à Farafina Création ! Correction du site avec mon webmaster, j'ai apporté la moitié de mon clafoutis car je n'ai pas senti Oumar très réceptif !
Moustique a chassé un rat, que je m'empresse de lui enlever pour le jeter à la poubelle... Sinon, côté basse cour et bergerie, tout baigne...pas sortis aujourd'hui pas assez beau !
On rentre pour se faire un petit couscous et au lit !!!
Ce matin, on se lève tard...Oumar m'apporte le petit déjeuner. Après avoir nourri les poules (9 oeufs ramassés !!! en fait, je ne ramassais pas dans les niches à pigeons ! suis-je bête de ne pas aller voir dans les pigeons si les poules n'y vont pas !) ; elles ont faim car on les a laissé dans le poulailler hier il pleuvait trop... les biberons pour les moutons (aujourd'hui il y a un seul mouton et 2 chèvres qui ont tété ! n'importe quoi), je range le linge sec qui a bien eu du mal à sêcher depuis deux jours qu'il pleut sans arrêt... au moins pas d'arrosage, c'est déjà ça !
Pratiquement tous les jours il y a une bestiole devant la porte, rat, taupe, souris, tout y passe pour nos chats qui les découpent, les mangent ou les donnent pour jouer aux chatons, quand ils ne les font pas entrer vivants dans la maison, pour oups ! les lâcher malencontreusement !
Oumar descend 2 bottes de foin du poulailler pour donner aux chèvres qui n'ont rien à manger non plus et qui sont restées enfermées hier toute la journée...
Je les sors à 15 h; il fait grand beau temps, enfin !
On défriffre dans le jardin pour planter une rangée de glaieuls et ensuite, dans l'espace restant un carton de dahlias. Je desherbe un peu, j'enlève tous les orties qui sont mélangées à la menthe... je suis la vraie pro des orties, moi !
Je fais cuire le reste de cerises, je les dénoyaute et je me lance dans la glace, avec sirop et pèse-sirop et tout et tout ! On verra bien...en fait je gouterai une seule fois et c'est ... SUBLIME ! Je suis trop contente.
Je fais un dessin pour qu'Amy s'y retrouve dans nos plantations.
Je cueille un saladier de fraises car ça a beaucoup poussé...
Je rentre les poules avec difficultés, comme à chaque fois que je suis seule. Je vous déteste, espèces de gallinacées !
MERCREDI 6 JUIN
On décide de rentrer du bois chez nous pour notre petite flambée nocturne habituelle... c'est plus facile à dire qu'à faire et il ne va pas y en avoir pour 5 minutes ! Il y a 1 mètre d'orties sur notre passage... alors on prend notre courage à deux mains et on arrache, on fauche, ça nous brûle de partout... ensuite la question se pose de savoir quel bois il faut prendre, lequel est sec, lequel est vert ? Sachant que tout est mouillé, on va en prendre un peu de chaque et on verra bien !
Ensuite, la routine : poules (il n'y a plus d'eau, ils ont tout sali... biberons (ça y est les deux chevrettes têtent, mais le biberon ! etc...
Je pars à 14 h travailler avec Bernard jusqu'à 22 h... On avance bien... je rentre crevée (Oumar a fait la tournée Guéret, Aususson pour aller discuter avec les gens, se faire connaître...)
JEUDI 7 JUIN
La journée de poisse par excellence. Tout est allé de travers, ça commençait plutôt bien et puis...
Je me suis levée... Oumar m'a apporté mon petit déjeuner, je me suis mise à travailler sur mon ordinateur pendant qu'Oumar sortait.
Deux heures plus tard, je suis allée à la maison à midi et là, plus de chaton blanc... je l'ai cherché, appelé, rien n'y a fait, j'ai pensé qu'on nous l'avait volé, qu'une buse l'avait attrappé, que j'allais en retrouver la moitié quelque part ! Le ptit gris avait l'air tout triste, il m'a même fait un calin, je me suis dit qu'il savait quelque chose que je ne savais pas... bref, le désespoir... j'ai cherché dans la rue, partout ! Oumar est revenu, il m'a trouvé désespérée, on a cherché encore...rien ! Je pensais à la tête de maman... et puis d'un seul coup, on voit la petite chose sortir du côté du buis, tout mouillé, tout content de lui ! Il était sans doute chez la voisine. Le bougre ! Ça commence les explorations ! On sort les chèvres car il fait beau, elles courrent dans le champs. On les perd de vue, un moment on va voir, on revient et on se fait un petit oeuf au plat avec des pates, au soleil, tranquilles. Toutes ces émotions nous ont donné faim... A un moment je monte à la salle de bains et je vois que le portillon est ouvert, et j'entend une chèvre dans la cuisine fermée, j'ouvre la porte et là ! Une vision d'apocalypse ! Il y a les 7 chèvres et la maman mouton !!! Elles ont tout renversé, mangé le grain, pissé et fait des crottes partout, bouffé les sacs en papier, bref, un bordel incroyable. On a nettoyé pendant 3 heures, ça m'a mis vraiment le moral à zéro. Je rentre les chèvres après leur avoir mis une raclée en me disant qu'elles ne sont pas prêtes ni de sortir ni de manger... tous les jours elles iront directement au portillon ensuite, dans l'espoir de pouvoir refaire un festin...
On sort ensuite faire quelques courses et faire un petit coucou à Louisette pour dire bonjour, et lui piquer des boutures de fleurs pour mettre dans notre jardin (soucis, belles de jour, korette du japon, monnaie du pape, rosier...) Merci !!!
On replante tout cela en arrivant...
Le soir corvée de poules... les autres à la diète ! Ça leur apprendra...
Aujourd'hui un grand soleil !
Les biberons le matin se passent bien, pour une fois, je n'ai pas à m'énerver !
Je donne à manger aux poules and co et de l'eau seulement aux chèvres;
Je décide de me mettre à une tâche difficile : le rangement de la cuisine !!! je classe, je trie, je sélectionne, je rassemble, bref, 2 heures de boulôt pour 3 sacs poubelles à jeter aux containers à Puy Malsignat. On verra la suite avec maman, c'est impossible de ranger sans tout sortir !!! le résultat me semble ridicule car il y a autant de choses dans la cuisine, mais c'est trié au moins
On attaque les patates, dans le poulailler : 5 rangs, on plante toute la cagette trouvée dans la cuisine avec plein de germes, on a vu les patates de Louisette hier, ça nous a donné envie, mais je ne sais pas si on fera aussi bien !!!
On arrose ensuite nos plantations d'hier soir, nos petits pois qui commencent à sortir comme les radis... et les dalhias plantés un peu partout !!!
J'ai mis un poulet au four. ça sent bon !
SAMEDI 9 JUIN
Aujourd'hui, il y a une chèvre qui n'a pas l'air bien, elles ont toutes la diarrhée, mais une ne veut pas sortir... à surveiller... bon c'est normal, avec ce qu'elles ont mangé... elle est toute maigre...
je change les poules aujourd'hui, les poulets sur le côté et les poules derrière et plus personne devant pour préverser les plantations de pommes de terre et parce qu'il n'y a plus rien qu'un carré de bouillasse...
Je m'attaque aujourd'hui au ménage avant d'aller travailler en ville l'après midi ; ça fait du bien de sortir !
On rentre après ça et je m'attaque aux fraises car il y en a plein... cueillette et préparation pour la confiture.
J'arrose les pommes de terre qu'on a planté dans le poulailler et nos plantations dans notre jardin qui ont l'air de tenir... on verra bien !
J'ai pris de sacrés coups de soleil, sur le visage et les bras, et un petit rond ridicule sur le ventre, Mais il faudrait que je bronze des jambes surtout et du ventre, quelle misère d'être aussi blanche !
DIMANCHE 10 JUIN
3 oeufs trouvés dehors, c'est nouveau ça ! il faudra que je prenne garde à ça car maintenant qu'elles ne sont plus dedans...
Il n'y a plus qu'une seule chèvre qui a l'air malade, maigre, et qui marche avec peine... faut-il appeler le véto un dimanche ? On va voir comment ça évolue, les autres, ont l'air de faire des selles plus solides...
Ce matin, on s'attaque à la lasure jaune et rouge. Le chaton gris se coince dans le grillage de Thérèse, obligée de le faire reculer mais j'ai du mal... bon finalement, je le sors, mais je crois qu'il va recommencer car c'est l'âge des bétises, ils sont tout le temps dans le buis et ils pleurent dès qu'il y a un problème !
Encore deux chèvres dans la cuisine, mais j'ai vu comment elles ouvraient la porte...en ce mettant debout sur le grillage, je le crois pas, ce que je vois... donc je consolide le portillon comme je peux avec mes petits bras pour qu'elles ne puissent plus sortir. Après arrachage des orties pour voir clair. Je cherche des pierres recouvertes de belle mousse et je les installe dans le jardinet !
Je veux aussi mettre un grillage autour du buisson qu'elles ont encore attaqué mais je n'ai pas assez de force pour planter le piquer après mon exercice de ce matin... on verra plus tard...
Je propose à Oumar de faire une ballade au sud de la creuse : une centaine de km pour faire une petite boucle. ça change les idées de se balader...
Retour pour rentrer tout le monde, les poulets ne veulent pas, je suis au bord de la crise de nerfs avec ces poulets
Je finis mes confitures de fraises et met en pots (8 pots, étiquettés et rangés, madame !)
J'ai quand même mis un seau d'eau au pied de chaque arbre dans le parking
Une boite de raviolis et au lit, je suis morte ! Un orage énorme s'abat sur nous, il va pleuvoir toute la nuit... demain, pas d'arrosage !
LUNDI 11 JUIN
Après m'être battue avec les chèvres et les moutons - jmaman, quand est-ce qu'on les bouffe ? - Elles me grimpent dessus, ce qui fait qu'invariablement, je suis recouverte de crotte quand je sors de la chèvrerie, elles me font mal avec leurs sabots, elles veulent sortir quand je ne le veux pas et ne pas rentrer quand c'est l'heure ! Il n'y a jamais eu de têtée comme il faut, ce n'est jamais la même qui boit, les autres se donnent des coups de cornes et puis finalement personne ne boit, où elles m'attrappent la nourrice et la têtine qui ne marche pas se barre, comme ce matin où j'ai pris un bain de pieds au lait... La maman mouton est encore plus con : tu lui donnes du lait, quand tu y parviens elle file un coup de pied dedans et envoie balader la gamelle (car la majorité du temps elle a réussi à te bousculer pour que tu ne parviennes pas à mettre le lait dans son récipient, elle te donne des coups de tête pendant que Dio me bouffe ma robe.).. bref, je termine la têtée en nage de sueur et de lait... les pieds trempés et glissants dans mes tongs... avec un peu de chance, je glisserai ensuite dans une crotte de mouton bien mouillée par la pluie de cette nuit et ce sera le ponpon ! Bref, une fois que c'est terminé, on a envie de retourner se coucher...
Je sors les poules et je me bats encore avec les poulets... décidemment c'est ma journée !
Je fais ensuite une mousse au chocolat... je donne à manger aux chats et je fais la liste de courses, car mine de rien, il n'y a plus rien à bouffer pour les humains ni pour les chats !
Au moins, pas d'arrosage ce matin, c'est déjà ça... quand je pense que je me suis portée 11 seaux d'eau hier soir pour les arbres ! Je donne à manger à ma copine l'oie qui vient me voir pour avoir son petit bout de pain tous les matins depuis plusieurs jours maintenant, c'est marrant... Toujours rien qui bouge dans le nid, j'ai l'impression que ça fait des années qu'elle couve celle-là, non ? Ça marche en combien de tempsles bébés oies ? Je n'en sais rien !
En tous cas, nos plantations sortent à toute vitesse, c'est rigolo mais surtout ça fait plaisir de voir qu'on a pas fait ça pour rien, j'espère que ça donnera beaucoup, on aura plaisir à manger des petits pois qu'on a planté soi-même, même si je n'aime pas les petits pois !! hihihi ! Je ferai une exception !
J'ai passé la matinée en maillot de bains, il fait super beau aujourd'hui et je n'ai pas l'habitude de pouvoir me ballader comme ça au Sénégal. Ça change !
On fait les courses pour reconstituer les stocks, on range, on mange vite fait des petites crevettes avec une mayo , hum ! Faite maison à l'huile d'olive, je ne vous dit que ça, les chatons apprécient différemment : le ptit blanc se jette sur la crevette, le ptit gris renifle et s'éloigne... C'est marrant, ces chatons, ils sont vraiment très différents. Par contre, le hamburger que j'ai préparé ensuite ravit tout le monde à 2 et 4 pattes ! On ne se lasse pas de regarder ces petits jouer, courir, découvrir... tous les jours nous apportent des motifs de rire d'eux... Ensuite, mousse au chocolat, superbe... un pur moment de bonheur !
On fait ensuite un peu de grillage, car c'est vrai que cet arbuste que j'ai désherbé, pour lui rendre service, en fait, s'est fait attaqué dès que j'avais le dos tourné par les chèvres. J'avais dit déjà à Oumar qu'il fallait le protéger mais il m'a dit, il n'a plus de feuilles, il ne risque plus rien, mais si, il lui reste 3 feuilles ! Alors, ce soir, c'est le grand soir, piquets et on remet un grillage tout bien tendu pour protéger ce pauvre arbrisseau...
MARDI 12 JUIN
On a passé la matinée depuis 5 heures à se battre contre les mouches envahissantes de plus en plus depuis quelques jours, c'est un vrai problème maintenant ! Les bandelettes se couvrent de mouches en 1 h (chaque bandelette en contient une soixantaine, ça donne une idée !) Mais je viens de trouver une bombe ! Ce soir, bombage de la chambre, Inch'allah, on dormira peut être !!!
Je regarde le résultat de mes tests de lasure : plutôt concluants ! Je pense que ce sera chouette quand ce sera fini...
la question est « comment on monte tout là haut pour faire les poutres du sommet ? »
Je sors les poules et je cherche des oeufs. Où diable ont-elles pondu, ces poules ? Pas dans les niches, ce serait trop beau... pas dehors, j'ai regardé hier ... ah ! C'est là, par terre il y a deux oeufs ! C'est n'importe quoi ici ! Elles peuvent pas pondre dans les endroits appropriés ???
Aujourd'hui, objectif de la journée : rangement général... et préparation de notre départ, demain matin
Je sème également le deuxième carré de carottes, et le dernier rang de petits pois le long du grillage, côté carottes/oignons, persil, comme nous l'avions prévu, pour étaler les récolte, (enfin, on espère qu'on fait comme ça...)
Je pars avec mon escabeau pour voir si je peux couper les branches des arbres qui morde sur le fil. Malheureusement, je suis trop petite et je ne peux couper que les branches les plus basses...
Comme il a plu, nous avons beaucoup d'eau de pluie. Il faut dire que pour économiser sur la chasse d'eau et la lessive, nous avons un système qui n'a rien à envier aux égyptiens anciens : des systèmes de tuyaux qui partent des bidons extérieurs pour remplir des bidons intérieurs qui vont aller remplir des seaux et départ final par la chasse d'eau. Ce système est économique, mais du coup, on a des seaux remplis de liquides improbables selon les lessives pour les toilettes, une ribambelle de seaux prenant tout le couloir...
bon c'est comme ça, je n'ai pas d'idée pour l'instant... Je remplis les seaux du couloir de la salle de bain avec l'eau du bidon extérieur et je reconstitue le stock qui y était à notre arrivée...
Je prépare mes affaires (je remporte le minimum) après tout, on est de retour dans 10 jours !
Bon, la conclusion de tout cela, c'est que c'est éreintant, qu'on ne peut pas mener tout de front, mais que c'est tellement valorisant de manger de qu'on a produit, qu'on le fait quand même. Je pense, maman nous le dira, qu'on a été plutôt efficaces et qu'on a pas fait trop de catastrophes... maintenant, où on a mis les patates et la manière de planter les petits pois... il y a peut être à redire, mais on ne peut pas être parfaits du premier coup !!!!
29/05/07
TESSA ET OUMAR SE MARIENT...
18 novembre 2004 : mariage à la mosquée de Thiès. Juste avant, Tessa et Oumar posent avec Aminata, la maman de Oumar
Boubou en brodé blanc offert par mon amie Khardiata Ngom
Ensuite, départ pour un lieu paradisiaque pour 36 heures de lune de miel. ça, c'est notre maison : salle de bain en bas, terrasse au milieu et chambre en haut, le tout dans un baobab ! Le calme et la magie d'un lieu hors du commun au Sénégal.
Le petit déjeuner le lendemain matin, sur notre terrasse surplombant la lagune... inoubliable !
CHACUN SON TOUR ? TROP FACILE !
MONTRER SES EMOTIONS ? JAMAIS !
ET VOUS, VOUS ETES DE QUELLE ETHNIE ?
28/05/07
Charte du voyageur ASTOU – Une fleur dans le désert

RESPECT DU PROJET : Je m’engage à respecter, dans la mesure du possible, la nature et le déroulement du projet ou des activités prévus avec l’association initialement et que j'ai accepté librement. => Il est possible que les bénévoles arrivent dans un endroit où on les embarque dans un projet qui n'est pas exactement celui qui était prévu. Je dois en être informée et valider ce changement... Par exemple, une mission prévue dans une salle de lecture qui se transforme en soutien scolaire
CONTACTS REGULIERS : Une fois sur place, je m’engage à entrer en contact par téléphone ou par mail à mes frais avec l’association une fois par semaine pour donner des informations sur l‘avancée du projet ou des activités (que ce soit auprès du responsable local au Sénégal ou auprès du bureau en France). => ces contacts permettent de réorienter le bénévole si besoin est, de le conseiller ou encore de décider avec lui de l'utilisation des fonds affectés au projet
COMPTE-RENDU : De retour dans mon pays d’origine, je m’engage à fournir à l’association, dans un délai d’un mois maximum après mon retour, les pièces comptables éventuelles (factures ou reçus) liées à la concrétisation du projet pour le partenaire et un compte-rendu écrit détaillé des actions entreprises /accomplies ou non abouties, des besoins exprimés par le responsable local du partenariat et de toute information utile pour la poursuite efficace du partenariat. Ce compte-rendu est destiné à l’information des adhérents de l’association et à son rapport annuel. Je m’engage également à fournir un petit texte donnant mes impressions personnelles sur la mission, destiné à être inséré dans le site internet de l’association au chapitre « bénévolat » ou dans un numéro de « La Teranga », revue de l’association, et ce dans un délai d’un mois maximum après mon retour. Seuls mon prénom et l’initiale de mon nom de famille seront mentionnés, et ce dans toute utilisation qui sera faite des textes fournis, qui pourront être retravaillés si besoin par la rédaction. => Dans la plupart des cas, le bénévole nous oublie aussitôt rentré en France. Il est donc capital qu'il nous donne ces informations qui nous sont indispensables au plus tôt.
UTILISATION DU NOM DE L’ASSOCIATION : Je m'engage à me faire valoir comme l'envoyé(e) de l'association uniquement dans le cadre des missions réalisées pour celle-ci, et jamais à des fins personnelles ou pour en obtenir un quelconque avantage. => j'ai entendu des bénévoles demander une réduction sur un achat sous prétexte qu'ils venaient faire une mission au Sénégal pour Astou !
CONDUITE AUTOMOBILE : Si je suis amené(e) à conduire un véhicule dans le cadre d'une mission pour l'association, vu l’état de certaines routes, ma méconnaissance de la manière de conduire et de traverser la chaussée des sénégalais, et notamment des enfants, je m'engage à conduire très prudemment, pour ne pas endommager le véhicule, qui est une source de revenus indispensable à son propriétaire, et surtout pour ne mettre personne en danger.
REPARATIONS : De même, lors de la location d'une voiture sans chauffeur, ou si le chauffeur n’est pas le propriétaire, ou si c’est le représentant de l'association qui me conduit au travers du Sénégal, en sus des frais d'essence et de location du véhicule, je m'engage à payer pour toutes les petites réparations ou dommages qui pourraient survenir en route, sachant que le chauffeur, quel qu’il soit, n’a pas les moyens financiers pour les assumer, et qu'il doit rendre le véhicule dans le même état à son propriétaire. C’est le chauffeur, par contre, qui se chargera de trouver un mécanicien et de faire réparer le véhicule. => j'ai entendu des bénévoles se plaindre qu'on leur demandait de payer les réparations des deux pneux qu'ils avaient éclatés en souhaitant conduire eux-mêmes et en roulant trop vite sur les pistes du sine saloum...
REPRESENTANT AU SENEGAL : Le rôle du représentant local de l'association est de faciliter ma mission au Sénégal. Si je souhaite qu’il me guide personnellement ou conduise un véhicule loué ou prêté, je m'engage à le rémunérer selon un tarif journalier déterminé à l'avance pour ce travail, qui n’a rien à voir avec son rôle au sein de l’association. => j'ai vu des touristes apportant des bagages pour l'association souhaiter visiter les partenariats de l'association, sans payer de location de voiture et notre représentant leur servant de guide... ou encore des bénévoles envoyer le représentant de l'association faire leur courses sous prétexte qu'il aurait de meilleurs prix qu'eux
CONVICTIONS PERSONNELLES : Je m'engage à ne pas imposer mes convictions personnelles politiques et/ou religieuses au nom de l’association, dans un pays pour lequel je ne possède pas les connaissances suffisantes me permettant de juger de ce qui s’y passe. => attention de bien connaitre les différences culturelles avant de se faire des idées toutes faites sur le pays, l'islam, ou le fonctionnement des familles. Ce n'est pas en une seule mission qu'on peut tout appréhender, mais une petite partie...
RESPONSABILITE : L'association décline toute responsabilité sur les événements pouvant se dérouler au Sénégal, qu'ils soient liés à l'actualité politique du pays, à l'organisation prévue pour une mission ou aux impondérables, fréquents en Afrique. => un projet de construction modifié à cause d'une pénurie de ciment par exemple...
DELITS : Je m'engage à n'effectuer, ou à ne faire effectuer, lors de mon séjour au Sénégal, aucun acte délictueux et/ou répréhensible, susceptible de porter atteinte à l'association ou à son image par mon intermédiaire. => par exemple, fumer certaines plantes est illégal au Sénégal et celui qui se fait prendre se retrouve en prison...
FRAIS DE DOSSIER : Afin de compenser les frais supportés par l'association pour la préparation de ma mission au Sénégal, je m'engage à m’acquitter de la somme de 75 €, à envoyer avec cette charte signée, AVANT MON DEPART. => Cette somme compense les frais administratifs et de gestion, les frais téléphoniques de la mission et de son suivi
J'espère que ces quelques précisions vous auront éclairées si besoin était !
Fatou et les enfants
LA MAISON DANS LA CREUSE DE OUMAR ET TESSA
ON S'HABILLE DECEMMENT !
Pour les bénévoles Astou-Une fleur dans le désert, mes recommandations sont pour les filles débardeur et pantalons légers, plus pratiques que les jupes car on est toujours par terre et il est pénible de se préoccuper toute la journée de savoir quelle vue on offre aux alentours... pour les garçons, teeshirts et pantalons ou bermudas.
INCH'ALLAH ! FATALISME OU ESPOIR ?
SEDUCTION OU COMPROMISSION ?
Bien sûr, c'est indiscutablement le bonheur d'être amoureux(se), le mélange des deux cultures, avec tout ce que cela entraîne de découvertes, d'ouverture ; c'est la possibilité de faire des enfants les plus beaux du monde. L'avenir de notre planête, on est bien d'accord... c'est le métissage !
Car, malheureusement dans nos sociétés occidentales, la séduction est souvent basée sur des critères qui ne concernent que très peu de personnes. Se marier avec un(e) Africain(e), c'est aussi souvent pour l'Européen(ne), la seule manière qui reste d'aimer ou d'être aimé(e).
...mais c'est aussi, il ne faut pas l'occulter, pour l'Africain(e), la seule manière de survivre, de pouvoir éventuellement sortir du pays, aller en Europe, obtenir des papiers pour travailler, afin d'envoyer de l'argent à la famille, et ainsi d'assurer la subsistance de nombreuses personnes. Par manque de moyens, aucun investissement n'est possible pour toutes ces personnes qui aimeraient faire du petit commerce, se former, apprendre à conduire, scolariser leurs enfants le plus longtemps possible... même pour faire un potager, il faut des moyens (des semences, des outils) !
Que se passerait-il si les niveaux de vie des deux continents étaient identiques ? Si les sénégalais n'avaient pas la quasi-obligation de quitter le continent pour s'en sortir, la famille elle-même mettant parfois la pression ?
Pourquoi des hommes sont-ils prêts à mourir dans une pirogue qui les amènera peut-être en Espagne ? Ils disent qu'ils sont déja mort s'ils restent... Parce qu'un homme doit nourrir sa famille parce que sinon, il ne se sent pas Homme tout cours.
L'AMOUR, TOUJOURS L'AMOUR ?
Les hommes sont prévenants, galants, aux petits soins, s'enquérant à tout moment de votre bien être ; les femmes sont gentilles, gaies, un peu moqueuses aussi....
BREF, si dans notre vie d'avant, en France, on est un peu seul, ou un peu fragile, ou un peu triste et déprimé : tout est oublié ! Même si on se trouve un peu vieux, ou un peu trop grand ou trop gros ou trop petit ou avec le nez comme ci ou les yeux comme ça... il y aura toujours quelqu'un pour vous faire comprendre que vous êtes l'HOMME IDEAL ou la FEMME IDEALE... alors, comment résister ?
L'immigration choisie... c'est quoi ça encore ?
On assiste déja depuis plusieurs années à une véritable fuite des cerveaux de l'Afrique vers l'Europe ou les Etats-Unis, quand ce n'est pas dès le plus jeune âge que les enfants des milieux les plus favorisés sont éduqués en Europe... ce qui fait qu'il manque de tout au Sénégal et que rien n'est modernisé (pas assez de personnel et de structures d'excellence : universités, instituts de formation, etc...) et maintenant, on va rationner les visas d'entrée en Europe par compétence ? Quelle honte d'omettre de se soucier de ce que cela représente dans les pays en question !Il faudrait peut être refaire en représailles quelques nouveaux charters de l'Afrique vers l'Europe pour renvoyer tous ceux qui y vivent heureux, sans visa, sans permis de travail, sans permis de construire, exploitant les ressources du pays sans en faire profiter la population locale ?
HE, LES AFRICAINS ! FAUT PARTAGER, HEIN !
On nous a caché tellement de choses dans nos livres d'histoire que cela met le vertige ! Il y a tout en Afrique, en en suffisance ! Il s'agit de le partager, pourquoi est-ce si difficile d'y parvenir ?
Sur l'île de Poincy...en seine et marne
27/05/07
La famille de Tessa
La maison - bureau - siège de l'association
La maison au Sénégal
La famille de Oumar
La famille de Oumar
15/05/07
Les salutations à la sénégalaise : une tradition et une sacrée réputation !
Salam aleikum pour commencer, ça va, répondre maleikum salam.
Namounala (tu m'a manqué, même si on c'est vu il y a deux jours) ; répondre malarao (toi aussi)
Getna lagis (ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus)
Loubess ? (quoi de neuf ?) Dara bessoul (rien de neuf ! ne pas chercher autre chose, on s'en moque !)
Naka afeiri (et les affaires ?)
Naka keur gui ? (et la maison ?) mingui fi (ils sont là)
Naka khaleyi ? (et les enfants ?) mingui fi (ils sont là)
Naka liggeyi ? (et le travail ?) ni rek (rien à dire)
et de nombreuses autres (je n'ai pas la prétention de tout savoir non plus !
Passés ces différentes phrases invariables, auxquelles vous aurez répondu de manière mécanique, rapidement si vous ne voulez pas y passer la journée, la véritable conversation peut commencer.
MANGER A LA SENEGALAISE, DEPAYSEMENT ASSURE !
04/02/07
L'action humanitaire, ça consiste en quoi ? Comment aider Astou-Une fleur dans le désert ?
1) Ils collectent des choses en France et de nous les remettent (informatique, chaussures et vêtements pour les enfants, layette, médicaments, lunettes de vue, fauteuils roulants, ...)
2) Ils adhèrent à notre organisation : 50 € ou 25 € selon les cas
3) Ils font un don pour financer un projet particulier
4) Ils partent au Sénégal en vacances et emportent dans leur bagages quelques kg que l'association a collectés
5) Ils parrainent un enfant, pour lui permettre d'aller à l'école dans de bonnes conditions, être suivi médicalement et avoir une alimentation suffisante. Parrainage pour un an : 350 € (dont adhésion)
6) Ils achètent de l'artisanat lors de nos expositions/ventes
7) Ils nous aident à préparer les colis, récupérer les collectes, trier, emballer, apporter à l'aéroport
8) Ils partent au Sénégal pour effectuer une mission bénévole auprès de nos différents partenaires
Pour en savoir plus, RDV sur notre site http://www.astou.org
Comment nos clients ont-ils découvert Farafina Création ?
Monique nous dit : " En surfant sur internet "
Audrey nous dit : "Bonjour ! J'ai fait connaissance de farafina creation en surfant sur internet, j'avais envie de vêtement sénégalais car je suis partie au sénégal et je suis allée a Mbour. J'avais envie d'acheter des vêtement du sénégal tout en aidant les personnes qui travaillent là-bas."
06/12/06
Ils ont essayé www.farafinacreation.com et ils apprécient...
"J'ai reçu ma commande, je te remercie, je suis très satisfaite de mon ensemble, j'aime bien les motifs que vous avez choisis. Merci encore et à bientôt" Jocelyne V. le 08/06/08
"Bonne chance pour la suite. Votre idée de créations sur mesures via internet est vraiment excellente! Bonne continuation."
"magnifique! quel beau travail ! cela compense toutes les attentes ! merci! isabelle"
"Bonjour, Juste pour vous avertir que la 2nd commande est bien arrivée à destination cette fois...J'ai reçu le colis en parfait état... Les pantalons sont parfaits ainsi que la coupe... Je ne manquerais pas de faire de la publicité pour votre site et de vous en recommander sous peu. En vous remerciant encore pour votre réactivité et désolé d'avoir été le 1er à ne pas avoir reçu un colis...Bonne journée à vous...Johan"
"Bonjour, J'ai reçu hier le colis que vous m'avez envoyé et vous en remercie. A noter que l'enveloppe dans laquelle vous avez mis le pantalon et la robe était complètement éventré. Ainsi, les services postaux (peut-être) avait remis le tout dans un sac plastic (type sac poubelle) transparent et le colis a pu être acheminé sans encombre jusque chez moi. Peut-être pouvez-vous revoir un peu l'emballage des vêtements ? Pour ce qui concerne la confection, je suis satisfaite des 2 pièces que j'ai reçu et ai dès aujourd'hui porté le pantalon. Ma surprise a été plus importante quand à la matière que je n'attendais pas si "lourde". Je la trouve magnifique tant par les couleurs que par les motifs et somme toute très agréable à porter ! Je n'hésiterais pas, c'est sûr, à parler de vous autour de moi et à bien sûr faire de nouveau appel à vos services. @ bientôt donc et tous mes voeux vous accompagne pour la continuité de vos affaires ! Cordialement. Pascale J"
"Bonjour, au courrier de ce matin une bonne nouvelle, le colis est arrivé sans soucis. Comme il était bien protégé, aucun problème. Je voulais vous féliciter ainsi que toute votre équipe car il s'agit d'un travail sérieux, minutieux, les finitions sont très bien faites. La qualité du tissu est très bonne. Je suis très contente de cet achat, je n'hésiterais pas à vous repasser commande, je vais
en parler autour de moi. De plus, le collier et la pochette sont des petits plus vraiment sympa. Je pense que mon mari va être très content. Parfois sur les photos, le tissu ne donne pas une aussi bonne impression, mais une fois
qu'on le voit et que l'on peut le toucher aucun doute, c'est très bien. Et les délais de livraison ont été tout à fait correct, de plus je pourrais garder de beaux timbres. Pour finir, que dire de plus, tout était très bien. Cordialement,
Catherine S"
"La commande est bien arrivée. La chemise est parfaite et va très bien. ... je crois que vous avez modifié mon encolure et celle que vous avez choisie est parfaite. Je voudrais donc avoir les mesures que vous avez utilisées pour cela. Si vous aviez la possibilité de me les faire savoir...Cordialement. Frédéric."
"Oui j'ai bien reçu le colis et le pantalon est magnifique ; j'étais d'ailleurs sur le point d'en commander un nouveau, ce que je vais m'empresser de faire. J'ai déjà pas mal parlé de vous autour de moi et je crois que certains de mes amis vont commander des habits chez vous. En tout cas, vraiment joli travail et merci à vous. Thomas"
"Bonjour! je viens de recevoir ma commande Farafina et je voulais vous dire que je suis vraiment satisfaite. Votre espace de creation est vraiment une bonne idee. J'en ai parle autour de moi en esperant vous faire connaitre un peu plus. voila merci beaucoup et bonne continuation ! Audrey"
"Merci beaucoup! je suis allée retirer le colis à la poste aujourd'hui, et je suis très satisfaite de la tenue ! Je ne manquerai pas de parler de votre site à mes amies ! et sans doute de commander d'autres articles pour moi-même. Merci pour ce travail très bien fait, et pour le suivi (très professionnel). Stéphanie"
"STUNNING! Beautiful jacket--FAST shipping from France. SUPERB!!! Natasha"
05/12/06
Comment imaginer des vêtements sans notion de couture ?

Il est vrai que certains pays n'ont pas la culture des vêtements sur mesure, comme l'Europe... Pourtant, c'est simple, il suffit d'un mêtre ruban, et de se laisser guider... on choisit tout d'abord son tissu, petits ou grands motifs, unis, ou un patchwork plus ou moins excentrique selon les goûts ! Ensuite, on choisit ses options : forme du col, forme des manches, des poches ou pas, une fente, un biais... et enfin on donne les mesures du vêtement : pas celles de votre corps, mais celles que vous souhaitez donner à votre future création : ajustée, large, flottante, c'est vous qui décidez ! A partir de forme de base, tout est possible : on peut faire des tuniques à mettre sur un débardeur avec des manches larges et un grand décolleté ; on peut faire des manteaux très longs et très larges dans des pachworks colorés ; des tailleurs stricts dans des étoffes rustiques comme le bogolan ou le rabal, coton écru tissé en bandes par les peuls nomades du Nord du Sénégal. Tout un nouvel horizon s'offre à vous ! On se retournera sur vous dans la rue, on vous demandera où vous avez trouvé cette merveille, je sais, c'est ce qui m'arrive tous les jours !
Il suffit d'essayer une fois !!! www.farafinacreation.com
Le commerce équitable, ça sert à quoi ?
RDV sur www.farafinacreation.com pour en savoir plus...
Dis moi comment tu t'habilles, je te dirai qui tu es...
L'hiver en Europe est consternant : on y encourage le temps triste à un habillement tout à fait attristant : quand on croise un pull rouge, ouah ! c'est l'excentricité suprême ! Alors que nous avons besoin de dynamisme, de couleurs, de gaité pour ne pas nous laisser envahir par la morosité. Essayez les tissus africains pour réaliser des vêtements de tous les jours, même pour aller au bureau, mais qui utilisent des couleurs chatoyantes, osez les motifs, les formes originales, les manches larges, les décolletés inédits ! Donnons de la bonne humeur à ces longs mois qui nous endorment... Faites-vous faire vos vêtement sur mesure, vous ne pourrez plus vous en passer. Seyants, ajustés juste comme vous les aimez, faits pour vous seuls(es), c'est un luxe qui vous est proposé au prix du prêt à porter. Votre vêtement sera réalisé au Sénégal, par un tailleur sénégalais payé dignement pour le faire, et vous serez livré(e) dans les 15 jours, où que vous soyez sur cette planète ! Alors, n'attendez pas l'été ! Venez nous faire une petite visite sur http://www.farafinacreation.com
04/12/06
Bienvenus à tous les amoureux du Sénégal !
En effet, si comme moi, vous êtes à fond "Sénégal", nous allons bien nous entendre ! Tout ce qui concerne le Sénégal m'intéresse : j'y ai créé une association : astou - une fleur dans le désert pour aider les populations à se développer, à se distraire, à travailler chez soi... et récemment, j'ai créé une entreprise de confection de vêtements sur mesure, pour tous les jours, qui vous permet de créer des vêtements délirants, simples ou sophistiqués, simplement en vous laissant guider, au prix du prêt à porter... livrables dans le monde entier sous 15 jours ! Allez voir et dites moi ce que vous en pensez !!! Côté perso, je suis mariée depuis 2004 avec un peul sénégalais, donc comme vous pourrez le constater, quand j'aime, J'AIME !!! à bientôt !




